POLITIQUE

L'extrême droite veut exister à l'Université de Perpignan

Le syndicat la Cocarde étudiante reçoit le soutien des jeunesses du Front National

Université de Perpignan Via Domitia © CSC
Université de Perpignan Via Domitia © CSC
Fait rare, une formation politique soutient un syndicat à l'Université à Perpignan. Pour les élections du 11 mars, le Front National de la Jeunesse choisit la «Cocarde étudiante».
En septembre 2015, le nouveau syndicat de droite souverainiste La Cocarde étudiante a signalé son installation à l'Université de Perpignan Via Domitia. Cette nouvelle structure a été développée, à l'origine, par des étudiants dissidents de l'Union Nationale Inter-Universitaire (UNI) dans les établissements de Pau et de Panthéon-Assas, à Paris. En Roussillon comme ailleurs en France, elle souhaite rassembler des sympathisants ou membres des Républicains, Debout la France et le Front National. Pour exister dans les campus, la Cocarde participera aux élections universitaires, le 11 mars. Sous l'étiquette La Cocarde Perpignan, elle déléguera les candidats Erwan Libert, Stéphane Franchi et Marie Laffitte, chargés de prendre des sièges au collège des usagers du Conseil d'Administration de l'‎UPVD‬.

Référence aux rois de France

Cette liste «représentant les valeurs de la droite que sont le patriotisme et le souverainisme, héritage de nos rois, de nos empereurs et de nos héros», signale la Cocarde, reçoit son premier soutien politique. Ce samedi 27 février, le Front National de la Jeunesse des Pyrénées-Orientales (FNJ 66) a invité les étudiants à soutenir cette «voix patriote». La version junior du parti d'extrême droite fait ainsi entrer un avis politique sur le campus du Roussillon, en espérant séduire les électeurs estudiantins «proches des idées» de «Marine Le Pen, Louis Aliot, le FN», nous indiqué un communiqué.