SOCIÉTÉ

Le secteur d'Amélie-les-bains, refuge des personnes électro-sensibles ?

Contre la téléphonie mobile, l'association «Perdons pas le fil» lance un projet

Anne-Laure Mager, présidente de «Ne perdons pas le fil» © NRJ 12
Anne-Laure Mager, présidente de «Ne perdons pas le fil» © NRJ 12
Un secteur de la commune d'Amélie-les-bains ne dispose pas de réseau de téléphonie mobile. Une aubaine pour les personnes indisposées par les ondes, qui lancent un projet de refuge anti-portables.
Après avoir alerté les autorités sur les troubles sanitaires provoqués par la téléphonie mobile sur certains sujets, l'association «Perdons pas le fil» lance un projet. Cette structure est développée par la Perpignanaise Anne-Laure Mager, militante contre les ondes électromagnétiques, elle-même électro-sensible. En 2013, la militante de 29 ans s'était signalée en dénonçant le réseau wifi du Palais des expositions de Perpignan. Son association, en pleine croissance, envisage désormais un refuge physique, d'un coût de 600.000 euros, sur le territoire communal d'Amélie-les-bains. Elle souhaite y fonder une zone libre de nuisances, car aucun relais de téléphonie mobile n'y est installé. Cette zone blanche attire déjà certains connaisseurs, parfois sujets à des maux de forts maux de tête, des pertes de mémoire et des troubles de la concentration.

Les électro-sensibles, qui seraient 2 à 5% parmi les Européens, souhaitent disposer d'un véritable ermitage dans la région du Vallespir. La mairie d'Amélie-les-bains étudie le dossier avec bienveillance, d'autant que les 20 habitants du hameau ne souhaitent pas de couverture mobile.

En 2014, Anne-Laure Mager dénonçait la 4G mobile à Saint-Cyprien