POLITIQUE

Le PS espagnol propose une Espagne fédérale au Président catalan

Le nouveau leader Carles Puigdemont a courtisé par le PS et Podemos

Pedro Sánchez, secrétaire général du PSOE © PSOE
Pedro Sánchez, secrétaire général du PSOE © PSOE
La crise politique est ouverte entre le nouveau gouvernement catalan et le très droitier Partido Popular, au pouvoir à Madrid. Mais le président catalan, Carles Puigdemont, a établi un dialogue avec le PSOE et Podemos. Chacun propose une solution, pour stopper l'indépendantiste catalan.
L'élection du nouveau président du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, le 10 janvier à Barcelone, ne suscite aucun signal de l'Etat espagnol. Le protocole habituel prévoit un coup de téléphone du Premier ministre, mais le titulaire Mariano Rajoy, président du Partido Popular, reste silencieux. Aucune rencontre n'est prévue entre le président catalan et le roi Felipe VII. Les ponts semblents rompus entre Barcelone et Madrid, d'autant que Carles Puigdemont n'a pas prêté serment sur la Constitution espagnole et préféré jurer « fidélité au peuple de la Catalogne », lors de sa prise de fonctions. Dans les faits, une forme d'indépendance institutionnelle a été prise par Barcelone.

Une Espagne fédérale et plurinationale ?

Carles Puigdemont a été joint vendredi 15 janvier par Pablo Iglesias, leader charismatique de Podemos, puis par Pedro Sánchez, secrétaire général du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Chacun s'accorde avec le successeur d'Artur Mas à ne pas laisser se détériorer les relations institutionnelles entre la Catalogne et le pouvoir central castillan. P. Iglesias ne souhaite par la création d'un Etat catalan, il l'a signalé à son interlocuteur. Mais il espère la reconnaissance de la Catalogne en tant que nation dans la Constitution espagnole et reconnaît la « plurinationalité de l'Espagne ». Pour sa part, le chef de file socialiste propose au président catalan de renoncer à l'indépendance de la Catalogne en échange d'une Espagne férérale, qu'il se fait fort de mettre en place. Le gouvernement catalan signale le ton «très correct» du dialogue, tout en insistant sur la «divergence».