POLITIQUE

La Catalogne espère la médiation de la Suisse pour l'indépendance

Rober Albinyana, secrétaire des Affaires étrangères du gouvernement catalan © Generalitat de Catalogne
Rober Albinyana, secrétaire des Affaires étrangères du gouvernement catalan © Generalitat de Catalogne
Le Conseil fédéral suisse est disposé à arbitrer le conflit entre la Catalogne et l'Espagne, à condition que les deux parties acceptent ce principe de médiation.
Le conflit politique qui oppose la Catalogne à l'Etat espagnol rencontre un premier pays tiers disposé à offrir sa participation. Le 22 septembre, le Parlement helvétique a validé un document proposant la médiation du Conseil fédéral suisse. La majorité parlementaire catalane issue des élections catalanes du 27 septembre espère mettre cette proposition à profit. Ce jeudi 5 novembre, le gouvernement catalan a cependant précisé qu'elle ne serait effective qu'acceptée par Barcelone et Madrid. «La Suisse ne propose ses bons services, de manière effective, qu'à la condition que les deux parties en fassent la demande expressément», stipule le document original.

Madrid n'entrave pas le vote sur l'indépendance

Dans un contexte tendu, l'intraitable gouvernement espagnol est invité à infléchir à lâcher du lest, pour ne pas envenimer la situation. Un premier geste est effectué par la Cour constitutionnelle espagnole, saisie par les trois formations anti-indépendantistes siégeant au Parlement de Catalogne, soit le Parti Socialiste, le Parti Populaire et Ciudadanos. Ce même jeudi , ce groupe a été débouté de sa demande d'interdiction d'un débat parlementaire et un vote sur l'enclenchement du processus vers l'indépendance, ce lundi 9 novembre à Barcelone. Ce débat aura bien lieu en vertu des principes démocratiques élémentaires, mais les magistrats de Madrid promettent d'agir avec «prudence et détermination» face à la motion indépendantiste probablement approuvée lors de cette session.