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L'Université de Perpignan dénonce des accusations malveillantes

© La Clau
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La rocambolesque démultiplication d'informations autour de la problématique psychiatrique du professeur Jean-Louis Caccomo, en poste à l'Université de Perpignan, comporte désormais des poursuites judiciaires. Les publications malveillantes sont visées et le Conseil d'Administration de l'établissement signe à son unanimité une motion de défense de l'image de l'université, et de son président, Fabrice Lorente.
Les déboires psychiatriques du professeur Jean-Louis Cacccomo, de l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), ont agité certains milieux de la communication numérique depuis le début de l'année. Le 12 janvier, nous évoquions la situation de cet économiste médicalement suivi, qui expose sa problématique personnelle sur les réseaux sociaux, à la vue de tous. La copie des contenus diffusés étant aisée, une montée en mayonnaise est observée depuis plusieurs jours. Le site américain francophone Dreuz.info, autodéfini comme "chrétien, pro-israélien et néo-conservateur",  s'est engagé dans cette étrange opération.

Motion unanime de l'Université

Ce vendredi 30 janvier, pour stopper les distorsions d'information, le Conseil d'Administration de l'UPDV, réuni en séance plénière, a adopté une motion. Un communiqué précise que ses membres "s’indignent unanimement des accusations mensongères qui circulent sur certains sites internet et réseaux sociaux, relatives à l’internement prétendument abusif d’un collègue". Les sages du campus réfutent des "propos jetant l’opprobre sur le fonctionnement institutionnel et l’approche humaine de l’établissement". Ils "apportent leur plein et entier soutien au Président et à son équipe et leur confirment leur confiance".

Des poursuites judiciaires sont engagées

Jeudi 29 janvier, le président de l'UPVD, Fabrice Lorente, nous transmettait le communiqué suivant : "Suite aux différentes publications récentes, sur Internet et dans les réseaux sociaux, contre l'Université de Perpignan et son président, nous avons saisi nos avocats qui rédigent les plaintes et recours judiciaires adaptés". Ce samedi 31 janvier, le quotidien l'Indépendant, à Perpignan, évoque ses propres "investigations", selon lesquelles l'Université "n’a pas grand-chose à se reprocher", d'autant que "de nouveaux signalements de débordements arrivent en janvier 2015 aux oreilles de la direction".