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Un militaire de Perpignan, soupçonné de trafic d’armes avec un ancien néo-nazi
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Un jeune membre du Centre Parachutiste d’Instruction Spécialisée (CPIS) de Perpignan, le « 11ème choc », installé dans le périmètre du Palais des Rois de Majorque, s’est expliqué ce vendredi à un juge d’instruction de Colmar, en Alsace, dans une affaire de vente d’armes. Lui-même alsacien de naissance, ce militaire de 23 ans est soupçonné d’avoir vendu un fusil mitrailleur d’assaut de type M16 et 3000 cartouches à un Alsacien de 26 ans, qui possédait un arsenal notamment composé de Kalachnikov et de 6 kilos de TNT, découvert mercredi. Arrêté à Pau où il effectuait un stage, il devrait être mis en examen pour transport, détention et cession d’arme de première catégorie, tandis que le parquet demande son incarcération. Les enquêteurs tentent d’établir les liens unissant les deux hommes, dont le second a été marqué par une appartenance à la mouvance néo-nazie. Le vendeur, qui aurait cédé le fusil mitrailleur « pour se faire de l’argent », n’a pas encoré précisé sa provenance, mais les enquêteurs écartent déjà toute relation avec les stocks de l’armée française. Ce vendredi, une source judiciaire indiquait la possibilité d’une affaire plus large et plus grave concernant le militaire de la citadelle de Perpignan, dont la profession peut offrir, en l’absence de déontologie, certaines facilités.