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Le séisme survenu mardi en Haïti a également des répercussions humaines en Pays Catalan, illustrées par la présence sur place de plusieurs proches de familles du territoire. Ce jeudi soir, la Gendarmerie nationale a signalé que l’un de ses hommes, l’adjudant-chef Lionel Amar, est porté disparu, à l’identique d’un collègue. Âgé de 50 ans, marié et père de deux enfants, M. Amar a quitté Perpignan, où il est en poste fixe au sein de l’escadron de gendarmerie mobile 14/6, le 15 novembre 2009, pour participer, mandaté par l’ONU, à une mission de trois à six mois en Haïti. Au titre de la coopération, 35 gendarmes français chargés de former la police haitienne étaient en effet présents à Port-au-Prince jusqu’à date récente, dans le cadre d’une opération dite de « stabilisation », intitulée « Minoutah ». Lionel Amar se trouvait à son domicile lors du tremblement de terre, qui a intégralement détruit son quartier. Ces détails nourrissent toutes les inquiétudes dans sa famille, alors que règne un climat de manque d’informations. Selon un communiqué de l’ONU, diffusé ce vendredi soir, le nombre de sans-abri à Port-au-Prince s’élève à 300.000, plus de 15.000 cadavres ont été ramassés et ensevelis et plus de 50.000 personnes ont péri dans la catastrophe.

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