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La gendarmerie de Perpignan enquête depuis mercredi sur le viol présumé d’une jeune fille au camping Mar Estang, situé à Canet, aux abords de la route de Saint-Cyprien. L’établissement vient d’accueillir pendant plusieurs jours 800 étudiants, tous inscrits à l’Ecole Supérieure de Commerce de Grenoble. Cette véritable foule a participé a des journées dites « d’intégration », c’est à dire de bizutages avec alcoolémie certaine. Mais des soupçons de violences sexuelles ont sifflé la fin de la fête, après qu’une étudiante ait porté plainte et affirmé avoir été droguée, puis violée. Ce mercredi, un étudiant pointé du doigt par la victime a reconnu avoir entretenu des relations sexuelles avec elle, après qu’ils se soient isolés, selon plusieurs témoins, dans un bungalow du camping. Mais le jeune affirme que sa partenaire était consentante. Ce jeudi, le parquet de Perpignan privilégiait cette version, suscitant un nouveau volet de l’enquête. Celui-ci concerne l’éventuelle présence au sein du nombreux groupe de substances semblables à l’acide gamma hydro-butyrique (GHB) ou au gammabutyrolactone (GBL), surnommés « drogue du viol », qui favorisent les relations sexuelles forcées. Pour mémoire, en France, le bizutage a été interdit en 1998 par Ségolène Royal, alors ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance.

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