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Quelle ambiance musicale le couple recherche-t-il dans l’intimité ? Que nous inspirent ces disques spécialement choisis pour créer un climat de complicité propre au désir ? Puisque jamais aucun institut genre IPSOS ou BVA ne m’a interrogé sur ce sujet et que je ne connais personne dans ce cas, j’ai procédé à un petit sondage autour de moi : parents, amis, relations professionnelles, sur la base d’un panel absolument aléatoire et tout à fait non représentatif de l’ensemble de la population. En tout, 17 personnes, qui habitent en Catalogne Nord / Pyrénées-Orientales, entrevues directement ou contactées par téléphone entre le 4 et le 12 avril 2007. Selon une inspiration plus surréaliste que scientifique, cette petite sociologie de la chambre à coucher offre des garanties tout aussi crédibles que d’autres méthodes !
Mon enquête, assez sérieuse en fin de compte, a commencé par la définition d’une méthodologie consistant à permettre un choix ouvert aux personnes interrogées. Mais, du chant grégorien à la musique country, de la chanson italienne à Johnny Hallyday, les réponses étant par trop variées et parfois étonnantes, la technique s’est affinée rapidement dans le but d’obtenir un résultat présentable, qui dégage des tendances. Le bon vieux QCM (questions à choix multiple) a repris du service, selon les trois réponses suivantes, synthétisées de façon empirique et sans correction.


Un questionnaire orienté pour connaître le fond sonore amoureux : les résultats

– Plutôt Barry White, la voix soul music torride, grave et chaude, qui me plonge dans tous mes émois.
– Plutôt Mozart, car je défends une certaine idée de l’élégance et de la virtuosité.
– Plutôt AC/DC, car je privilégie le rythme et la puissance.

Mozart : 40%, Barry White 30%, AC/DC 10%, « Ne s’expriment pas », 20%. Ce dernier chiffre indique l’abstention (abstinence ?) et regroupe les personnes interrogées restées sans voix devant un tel questionnaire, ou celles qui refusent par principe d’être catégorisés, celles qui changent de CD de temps en temps et qui préconisent une dose de proportionnelle, celles dont la mini-chaîne est en panne, et, enfin, les personnes qui n’ont pas fait l’amour depuis longtemps. Conclusion de cette « étude » perso ? Mon entourage, il est vrai majoritairement blanc, hétéro et non RMiste, semble préférer pour « petite musique de nuit « , la douceur rassurante des grands orchestres classiques à la suavité de Barry White et, loin derrière, le hard rock bluesy d’AC/DC. Me voilà surpris de voir un cliché devenir réalité.

Références album : Wolfgang Amadeus Mozart – Concerto pour piano n°21 Andante – EMI Classics – 2005.

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