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L’affaire de la semaine en Pays Catalan met à mal tout un système intimement à la seule personnalité de Jacques Bouille, le maire UMP de Saint-Cyprien, « accro » à l’art et imprudent jusqu’à organiser des versements occultes sur son propre compte en banque, à hauteur de 200.000 euros virés en 50 échéances en vulgaires espèces. Le « système Bouille » a aussi consisté en l’obtention de la part d’un patron électricien, Marc Hernandez, laissé libre après sa mise en examen, mercredi, de 140.000 euros échangés contre plusieurs chantiers d’éclairage public, et de 100.000 euros de la part d’un promoteur immobilier. Ce feuilleton rocambolesque agrémenté d’un Noël carcéral pour un maire dernièrement en délicatesse avec son parti, qui s’empresse de l’exclure, et avec ses réseaux fraternels, ouvre une série de mini-bouleversements : de nouvelles élections surviendront inévitablement à Saint-Cyprien et de nouveaux enjeux départementaux s’ouvriront dès lors que le siège de M. Bouille sera mis en cause au Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Pour l’heure, l’opposante PS à Saint-Cyprien, Marie-Pierre Sadourny-Gomez, nettement minoritaire, fonçait dès hier en exigeant un audit et la mise sous tutelle préfectorale de la commune, tandis que le Nouveau Centre Thierry Del Poso préfère patienter.

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