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A la différence des régions environnantes, la partie Nord de la Catalogne comporte une sismicité importante, selon les critères établis par un décret français du 14 mai 1991, qui leur attribue un niveau II. Ce risque, à comparer avec le tremblement de terre survenu à Haïti, est renforcé par un rapport du ministère de l’Environnement, établi en 1999. Ce zonage sismique du territoire français classe en effet en couleur rouge les régions du Haut-Vallespir, du Haut-Conflent et d’une partie de la Cerdagne, avec un risque particulier dans les secteurs des communes d’Arles-sur-Tech, Prats de Molló, Mont-Louis, Olette et Saillagouse. Cette réalité, qui englobe les régions sud-catalanes de la Garrotxa et du Ripollès, également soumises à la convergence des plaques tectoniques africaines et eurasiennes, s’appuie sur les séismes historiques. Le plus destructeur, consigné dans les Archives de la Couronne d’Arago, à Barcelone, est survenu le 2 février 1428, avait pour conséquences la mort de plus de 1000 personnes, dans le triangle géographique déterminé par les villes de Céret, Prats de Mollo et Olot. Cette ancienne catastrophe naturelle, disparue des mémoires populaires, est comparable à l’intensité relevée le 12 janvier à Haïti, évaluée à 7,3 sur l’échelle universelle de Richter.

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