Langue

La convoitise française suscitée par les prix espagnols pratiqués dans la commune du Perthus produit des effets dramatiques, insoupçonnables il y a encore une dizaine d’années. Si autrefois la fréquentation de la ville n’intéressait que les Roussillonnais et leurs proches voisins, l’arrivée de l’euro a favorisé un tourisme de grande échelle, sur une zone d’attraction qui atteint jusqu’à la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. En conséquence de cette tendance, ce jeudi, le tribunal correctionnel de la ville de Nîmes, dans le département du Gard, a examiné le cas d’un consommateur peu ordinaire. En juin 2010, celui avait prévu de se rendre au Perthus, à 230 km de là, afin d’y effectuer des achats. Si les motivations de la clientèle, même éloignée, reposent sur une différence tarifaire appréciable, en particulier par temps de crise, le comportement du Languedocien s’était avéré excessif. Déçu de ne pouvoir accéder à l’autocar qu’il avait prévu d’emprunter, ce jour-là bondé, l’homme avait porté un coup de hachoir domestique à la tête l’organisateur du voyage.

Privé des achats traditionnels effectués par les Français, généralement cigarettes et alcool, l’agresseur, âgé d’une cinquantaine d’années, avait gravement blessé la victime. Immédiatement arrêté et emprisonné à titre préventif, il semble avoir manifesté un emportement psychologique, argué par la défense. Le client déçu a finalement été condamné à trois ans de prison, dont un assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve, et devra se soumettre obligatoirement à des soins.

Partager

Icona de pantalla completa