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La Clau
Port-Barcarès et Port-Leucate, noyés par la mer en 2100 avec le réchauffement climatique
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Les aménagements côtiers de Port-Barcarès et Port-Leucate, entre Catalogne et Languedoc, pourraient devenir de futures Atlantides en vertu de la montée des eaux consécutive à la fonte des glaciers, elle-même provoquée par le sempiternel réchauffement climatique. Selon une étude très officielle publiée cette semaine par le Bureau français de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), la mer Méditerranée est concernée, comme les océans, par une montée des eaux apte à engloutir les deux ports cités et leurs installations annexes, sans aucune valeur historique autre que le plan Racine, lancé par l’Etat en 1960, déclencheur d’une ère touristique matérialisée sur la côte sablonneuse du Roussillon, de la Catalogne du Sud et du Languedoc, par de vastes zones résidentielles à usage temporaire, puis partiellement habitées à l’année. Le BRGM n’hésite pas à évoquer un « risque » pour Port-Barcarès et Port-Leucate, que la montée des eaux affecterait concrètement à l’horizon 2100. En guise de supplément au réchauffement climatique, l’éventualité de la multiplication des tempêtes, dont l’épisode d’intense llevantada du 26 décembre 2008 et les vents violents du 24 janvier 2009 pourraient faire figure de signes avant-coureurs, semblerait inéluctable et constituerait une menace supplémentaire sur des ensembles balnéaires imprudemment bâtis à proximité immédiate de la grande bleue.

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