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La Clau
Perpignan: la justice souhaite calmer le jeu de la violence à la cité Diaz
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Après les incidents graves survenus lundi à Perpignan, lorsque trois policiers de la brigade anti-criminalité, dont une femme, ont été violentés dans la cité H.L.M. Diaz, trois personnes étaient jugées en comparution immédiate, ce jeudi au tribunal correctionnel de Perpignan. Deux hommes de 21 et 25 ans, qui comparaissaient pour outrage et rébellion, ont été condamnés à six et cinq mois de prison, dont un mois ferme chacun, après avoir porté des coups à des policiers, entourés d’une cinquantaine d’habitants hostiles. Une jeune femme de 25 ans a quant à elle été condamnée à trois mois de prison avec sursis. Les trois individus, dont l’un des deux hommes a dû répondre de “violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique”, sont néanmoins repartis libres, car l’autorité judiciaire, visiblement prudente face à un risque de reprise, souhaite un apaisement. Cette présence policière dans la cité est survenue après un cambriolage dans un local technique du quartier. Ce même secteur, situé dans le quartier du Vernet, a vécu le 2 août une opération coup de poing supervisée par la Préfecture des Pyrénées-Orientales. Ceinturée par des voitures de police dans une ambiance “vue à la télé”, la Cité Diaz a ainsi fait son entrée officiellement dans la liste des “quartiers sensibles” du territoire français. Indéniablement, la violence a changé d’échelle, cet été à Perpignan.

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