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Comme à l’accoutumée, la célébration du rôle de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) lors de la guerre d’Algérie suscite des oppositions frontales dans les Pyrénées-Orientales. A Perpignan, cette commémoration prévue ce vendredi 7 juin provoque des tensions depuis la première décennie du siècle, sans évolutions. Cette année, cet hommage à la gloire du terrorisme anti-algérien est réprouvé par le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), le Parti Communiste, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, l’Association des pieds noirs progressistes, le parti Générations.s de Benoît Hamon, la Ligue des Droits de l’Homme, le Mouvement de la paix, ou encore le groupement politique Nou.s Perpignan, prétendant aux municipales de 2020. Ces différentes entités refusent de concert, par communiqué, la cérémonie face à la stèle OAS érigée en 2003 au cimetière Nord de Perpignan.

Des militants progressistes contre des nostalgiques

Comme chaque année, l’Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus de l’Algérie (ADIMAD) appelle au rassemblement. Ses fidèles se rendront près de la stèle « avec le soutien du maire de Perpignan », dénonce le communiqué. Ce moment polémique «revêt une forme d’apologie de crimes de guerre», ajoutent les signataires, qui demandent que la stèle quitte le cimetière.

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