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Si la vie de parent avec de jeunes enfants réduit considérablement le rythme de vos sorties nocturnes, avec concerts et séances ciné relégués aux souvenirs d’anciens combattants, d’autres choix culturels peuvent remplacer les ex-activités. En particulier les dessins animés que ne manquent pas de regarder nos chers rejetons, à la télévision ou sur DVD, avant de se coucher, lors d’un rituel très répandu. Mais « Nounours », de la génération « Bonne nuit les petits », me semble bien dépassé, lorsque mon adorable monstre de 4 ans me réclame, sur la chaîne 100% cartoons, Gulli, sa dernière trouvaille, la série « Oggy et les Cafards ». Le générique est punk rock, le graphisme est délirant, les scenarii loufoques, et me voilà scotché devant ce spectacle audiovisuel devenu intergénérationnel. Oggy et les cafards est une série d’animation franco-canadienne qui raconte la vie d’un chat bleu dont la vie se déroule dans une immense maison. Le matou est sans cesse embêté par une bande de trois cafards, Joey, Dee Dee et Marky, en référence aux musiciens de The Ramones, le groupe garage rock américain des années 1970/80…

The Ramones : musique énervée pour bercer les kids

Ce groupe, aujourd’hui décimé par des disparitions successives, revit à travers ces personnages qui reprennent les traits du caractère réel de chacun de ses membres. Dee Dee, le gros cafard orange, ne se préoccupe que de son estomac. Marky, le grand vert, est carrément idiot, et Joey, le chef de la bande, s’avère particulièrement teigneux et ourdit des plans malfaisants. D’autres personnages et situations reviennent au gré des épisodes, comme Bob le gros bouledogue, très violent, mais passionné de jardinage, de danse classique… et de poulets, qui symbolisent la nourriture. Le rythme endiablé de ces personnages vraiment dingos et les nombreuses scènes de non-sens font de cette série un petit bijou d’humour très inspiré par la contre culture américaine 60’s et la rock music. Mais, à plus d’un titre, Oggy et les Cafards se situe, nombreux clins d‘œil à l’appui, comme une création propre à succéder aux grands classiques du cartoon tels que les Tom et Jerry et autres productions Warner Bros : bâtons de dynamite retournés à l’envoyeur, pièges incessants, trio chien-chat-cafard, tous ces éléments nous rappellent ceux des Titi et Gros Minet ou du Vil Coyote. Les épisodes de 8 minutes sont intenses et produisent un effet immédiat. « Oggy », anciennement difffusé sur France 3 puis Canal J, vous attend sur Gulli, la chaîne du groupe Lagardère disponible sur le canal 18 de la TNT française et sur les bouquets satellite.

Références album : The Ramones, « Animal boy » – 1986 – Sire Records.

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