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La Clau
L’Etat reconnaît les risques d’inondations à Elne, Saint-Cyprien et Le Barcarès
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Les dégâts occasionnés par la tempête Xynthia dans plusieurs pays européen donnent lieu à un nouveau plan de prévention mis en place par l’Etat. Le phénomène climatique survenu du 26 février au 1er mars 2010, a comporté une série de dommages en Pays Catalan, notamment dans les régions du Haut Conflent et de la Cerdagne. Pour faire face à une éventualité comparable, le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable a communiqué ce mercredi une liste de 248 communes du territoire français, dont font partie les villes littorales de Saint-Cyprien et Le Barcarès, mais aussi Elne. Ces localités sont désormais incluses dans un plan national de prévention des « submersions rapides », validé ces jours-ci par le premier ministre, François Fillon, suite à une étude étalée de juillet 2010 jusqu’au début de ce mois de février. Ce plan, qui porte sur la période 2011-2016, contient une série de projets de précautions et de dispositifs face au risque d’inondations, prévisible à Saint-Cyprien dans de larges zones urbanisées sur des zones notoirement inondables. La commune, dont la plupart des secteurs habités comportent des risques, contient notamment la zone de La Prade, dont le seul nom indique d’origine le caractère humide.

Le programme d’Etat, volontairement global, doit permettre d’affronter l’intégralité des scénarios climatiques. Soutenu por un budget de 500 millions, il vise à maîtriser l’urbanisation dans les zones dangereuses et renforcer les digues marines, mais aussi améliorer la prise de connaissance, par les populations, des aléas météorologiques. En d’autres mots, les habitants, au nombre de 11.000 à Saint-Cyprien, 4000 au Barcarès et 8000 à Elne, inégalement concernés par les menaces du temps, pourront être mieux évacués de leurs domiciles, parfois construits sans considérations envers les cycles naturels. A l’évidence, ce sont principalement les constructions postérieures à la décennie 1960 qui font l’objet des craintes. Ce nouveau plan de prévention des risques (PPR), plus sévère que les précédents, s’appuie sur la nouvelle référence constituée par Xynthia. A l’échelle française, il rendra ainsi caduques les plans précédents, prévus pour des phénomènes de moindre intensité. Dans certains cas, l’urbanisation pourra être totalement interdite, mais dans d’autres, elle ne sera que très contrôlée.

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