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Les irréductibles anti-THT dénoncent des dégâts sur les nappes phréatiques
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La fédération « Defensa de la Terra » (défense de la terre), résolument opposée à l’installation de la ligne à Très Haute Tension (THT) entre Baixàs, en Roussillon, et Bescanó en Empordà, a livré ce mardi plusieurs informations propres à semer le doute sur le passage de douceur des 400.000 volts, dans le cadre des échanges européens. Engagés à l’extrême gauche, en mêlant la défense de l’environnement à la critique de l’ouverture des marchés privés de l’énergie, les militants rappellent que la THT ne sert pas à « approvisionner » le département des Pyrénées-Orientales mais à « réguler » la production française « pour le nucléaire », et la production espagnole, « pour l’éolien ». Au sujet du percement d’un tunnel sous le massif des Albères, sur le territoire communal du Perthus, selon l’exemple du tunnel du TGV, « Defensa de la Terra » dénonce des « dégâts (…) sur les nappes d’eau », qu’elle juge « considérables », avec « jusqu’à 100 mètres de profondeur de rupture ». La fédération des opposants à toute solution pour la ligne, qu’elle soit aérienne ou souterraine, s’inquiète des « 100 000 m3 de gravats » qui pourraient s’apprêtent à « impacter » les communes de Maureillas, Le Boulou et Saint-Jean-Pla-de-Corts, où il semblerait que « la tension monte ».