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La Clau
Les deux espions morts à Opoul, bel et bien victimes d’une erreur humaine
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L’explosion accidentelle qui a coûté la vie, le 30 mars 2009, à Opoul, au Nord du Pays Catalan, à deux jeunes agents secrets membres de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), est due à une double erreur humaine, selon une confirmation divulguée ce vendredi par l’enquête des gendarmes de la section de recherches de Montpellier. Le drame, survenu sur un terrain militaire aux activités discrètes, dans le massif des Corbières, avait été causé par l’explosion non-maîtrisée d’une charge placée sur un véhicule stationné à proximité d’une carrière. Ainsi, deux officiers du Centre parachutiste d’instruction spécialisé (CPIS) présents sur les lieux, sur lesquels pèsent des présomptions, doivent être très prochainement mis en examen pour motif d’« homicides involontaires aggravés par un non-respect des obligations de sécurité ». Après deux mois de secret-défense absolu, la hiérarchie militaire dévoile seulement en ce début du mois de mai l’âge des victimes, deux agents secrets de 21 et 25 ans, et le scénario de leur mort, provoquée par le déclenchement des explosifs par un ordre délibéré de pression sur un bouton. Les deux jeunes hommes étaient rattachés au CPIS de Perpignan, considéré comme une « école d’espions ».

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