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Le premier rapport officiel du Bureau Enquêtes et Analyses (BEA), fourni hier après-midi, près de trois mois après la catastrophe aérienne qui a coûté la vie à 7 hommes, le 27 novembre 2008 au large des communes de Canet et Saint-Cyprien, ne livre aucune piste réellement décisive quant à la définition d’un scenario concret ayant mené à l’accident. L’élément majeur en est que l’appareil, un Airbus A320, aurait du voler à 4200 mètres d’altitude et non pas à 900, dans le cadre d’une opération d’approche de l’aéroport de Perpignan préalable à la livraison de l’avion à la compagnie Air New Zealand. Les conversations enregistrées par les boîtes, qui finissent par livrer leurs secrets, font état d’une divergence entre le commandant de bord allemand, opposé à mener les essais à leur terme sur place et partisan de les reporter plus loin et plus tard, sur le route vers Francfort, voire de les abandonner, le pilote néo-zélandais s’avérant partisan de ne pas les reporter. Ces éléments, peu déterminants, n’établissement cependant pas pour quelle raison l’appareil s’est cabré. Par ailleurs, le BEA révèle que les personnels allemands présents à bord, rattachés à la compagnie XL Airways Germany, n’étaient pas titulaire de formation spécifique pour les vols de ces caractéristiques.

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