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Le procès de Jean Rède, maire RPR de Banyuls de 1983 à 1995 puis maire UMP depuis 2008, lundi et mardi au tribunal correctionnel de Perpignan, est parti en fumée. A 79 ans, le grand-père côtier comparaissait pour « abus de confiance » en tant que responsable du Centre Héliomarin de sa ville, géré par l’association Santé en Côte Vermeille, qu’il a présidée de 1985 à 2004. Les fautes présumées concernaient des détournements de frais de voyages et de bouche, des « frais fictif », des travaux et des cadeaux offerts à des « tiers », que l’accusation voyait illustrer un clientélisme électoral. En deux jours, lors desquels le maire, qui s’aide d’une canne pour marcher, a pleuré, s’est énervé, et a plaidé pour son honnêteté, les « détournements » ont pris des airs d’opérette au regard des parfums de scandale diffusés depuis l’ouverture de l’enquête, en 2004. A titre d’exemple, les « frais de bouche » ont été résumés à une boîte d’anchois, deux bouteilles de Banyuls et un Collioure. Cet épisode surprenant a comporté une réduction des chefs de prévention, de huit à quatre le premier jour, puis de quatre à deux le second jour, voire prochainement aucun. Le procureur de la République, Bruno Albouy a requis une amende de principe. La décision a été mise en délibéré au 23 juin.

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