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Malgré la manifestation de 10.000 opposants, le 1er mars 2008 à Perpignan, et l’action conjointe d’un « Sydeco THT 66 » regroupant entre autres Christian Bourquin, président socialiste du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, et Jean-Paul Alduy, sénateur-maire UMP de Perpignan, la réalisation de la ligne à 400.000 volts France/Espagne entre dans les esprits. Lundi, le Sydeco réagissait en évoquant un « projet imposé », dans lequel Réseau de Transport d’électricité (RTE) et Red Eléctrica de España (REE) sont « les super gagnants », mais la mobilisation citoyenne s’essouffle. Pour preuve, le site Internet www.liaison-france-espagne.org, dédié à la « concertation » mise en place par l’Etat, a à peine attiré 1122 visiteurs depuis son ouverture le 19 janvier, selon RTE. Au 17 avril, seulement 109 questions avaient été reçues, la plus fréquente concernant « L’impact du rayonnement électromagnétique sur l’environnement ». La THT, enterrée, joindra Baixas, au Nord de Perpignan, à Sant Llogaia d’Àlguema, au Sud de Figueres, en 2013. La traversée du massif des Albères, par un tunnel percé dès 2011 selon un procédé similaire au percement du tunnel du TGV, tout proche, coûtera 80 millions d’euros pour 8km. Il s’agit d’une première mondiale en matière technologique et budgétaire.

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