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L’échec du « Non à la THT » rendu évident par la signature d’accords franco-espagnols, le 27 juin, pour la construction de la ligne à très haute tension entre les communes de Baixas, en Catalogne Nord, et Bescanó, en Catalogne Sud, fait désormais place à un implicite « Oui à la THT, mais… », de la part même du collectif d’associations opposantes. Celui-ci réclame à présent que le débat Public concernant la construction du projet à 400.000 volts ne soit pas refermé, mais au contraire s’ouvre sur un volet sanitaire et environnemental. Dans un courrier adressé lundi au président de la Commission Nationale du Débat Public, le collectif anti-THT, parfaitement légitimé par sa capacité à réunir la foule lors d’une manifestation organisée à Perpignan le 1er mars 2008, pointe désormais du doigt la technique d’enfouissement, « à peine effleurée lors du débat public », porteuse d’inquiétudes sanitaires et environnementales, et exige poliment la désignation d’une autorité indépendante et neutre afin d’organiser les débats et les études. Les anti-THT se renseignent de leur côté auprès du Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques pour verser des éléments au dossier THT, définitivement enclenché dans le silence de l’été.

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