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Les boîtes noires de l’Airbus A320 abîmé au large de la côte catalane, localisées en fin de journée d’hier, devraient livrer les échanges radio maintenus avec le cockpit de l’appareil, la dernière liaison ayant eu lieu jeudi à 16h46 avant une rupture à 16h48. Alors que plusieurs témoignages font état d’un brusque virage de l’appareil suivi d’une montée brutale, assortis d’une déflagration et d’un panache de fumée, une piste météorologique est avancée. En effet, la température au sol étant alors de 6°C à la station Météo France de Perpignan, l’avion aurait pu givrer dans les nuages, à 1200m. Cette piste est étudiée depuis hier par la commission d’enquête, dans l’hypothèse d’une absence de réchauffage des ailes et des nacelles des moteurs. L’appareil aurait pu ainsi avoir été « pétrifié », chargé par la glace, en proie à un blocage des commandes. En mer, la recherche des 5 corps disparus se poursuit aujourd’hui, la carlingue de l’Airbus étant clouée à 43 mètres de profondeur. Un robot et des équipes de plongeurs enquêteurs de la gendarmerie ont permis hier de remonter les premiers débris de l’Airbus, entreposés et répertoriés à Port-Vendres. Les familles des victimes sont attendues dans la journée à Perpignan, où une cellule psychologique a été aménagée.

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