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L’arrestation spectaculaire de trois activistes de l’organisation terroriste basque ETA, survenue samedi après-midi dans la commune de Montauriol, précédait des conséquences majeures. Outre le coup porté à l’appareil du groupe, progressivement affaibli au cours des années 2000, cet événement a donné lieu hier, au parquet de Paris, à l’ouverture d’une information judiciaire concernant les trois etarras, visant des « faits de détention, transport et fabrication d’engins explosifs, détention et transport non autorisé d’armes et de munitions (…) en relation avec une entreprise terroriste ». Cette accusation, qui concernent particulièrement le chef militaire présumé Jurdan Martitegi Lizaso, 28 ans, mis en examen en France ce jeudi, parallèlement mise en examen mardi à Madrid pour un attentat meurtrier perpétré en mai 2008 devant une caserne de la Garde Civile à Legutiano, au Pays Basque du Sud, ouvre un nouveau cycle, peut-être mortel, pour le groupe militaire, fondé il y a tout juste 40 ans. Pour sa part, Montauriol, village de 200 habitants jusqu’à présent connu comme lieu de résidence du chanteur Jordi Barre, se découvre une notoriété internationale acquise par surprise et pourrait rester dans l’histoire comme le lieu du début de la fin.

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