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Les conclusions de l’enquête judiciaire relative au crash de l’Airbus A320 de la compagnie Air New Zealand, survenu au large de Canet le 27 novembre 2008, ont indiqué ce lundi une responsabilité humaine. Le drame, qui avait coûté la vie aux sept hommes à bord de l’appareil, pourrait avoir été causé par une vitesse « inappropriée », excessivement basse, qui auraient provoqué la paralysie deux sondes de mesure du cabrage de l’avion. Ces ailettes placées dans le fuselage, s’adaptant en fonction de l’air déplacé par l’avion, mesurent son inclinaison. Le cabrage de l’Airbus n’aurait alors pu être rétabli par le pilotage électronique, les sondes étant bloquées. L’appareil, nettoyé et repeint de frais dans les ateliers d’EAS Industries, à Perpignan, était sur le point d’être rendu à la compagnie néo-zélandaise, après lui avoir été loué par la compagnie allemande XL Airways Germany. Auparavant, en février dernier, une information partielle du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la Sécurité de l’Aviation civile (BEA) supposait que les pilotes avaient procédé à un essai « à basse vitesse, à une altitude trop basse ». L’imprudence humaine, corroborée deux fois, aurait dû être corrigée par une série d’essai à haute altitude, et non pas à 600 mètres de la surface de la mer.

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