Langue

L’arrestation de trois militants de l’ETA, samedi à Montauriol, à 27 km de Perpignan, a probablement évité un attentant majeur au Pays Basque. Selon le ministère de l’Intérieur espagnol, le chef militaire Jurdan Martitegi, en partance aujourd’hui pour la sous-direction antiterroriste de Paris après avoir été placé au commissariat de Montpellier, était en possession, avec deux comparses, d’un récipient « du type habituellement utilisé par ETA pour fabriquer des engins explosifs ». La cible de cet attentat serait M. Patxi López, le chef du gouvernement basque qui prendra ses fonctions en mai sur la base d’un front commun entre le Parti Socialiste et le très droitier Partido Popular, en opposition au Parti Nationaliste Basque. L’ETA, qui, le 12 avril, désignait M. López comme « cible prioritaire », voit ainsi mis à mal son appareil logistique, avec pour signe fort la mise à l’écart de Jurdan Martitegi. Selon plusieurs témoignages recueillis à Montauriol, un coup de feu s’est produit lors de l’arrestation, possiblement lié à une tache de sang relevé devant l’église, près du lieu de planque du commando. Par ailleurs, un vaste contrôle autoroutier, opéré jeudi 16 avril vers 23h30 au niveau des péages du Boulou et de La Jonquera, semble illustrer la haute importance de cette intervention policière.

Partager