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La différence de traitement de la ligne à Très Haute Tension, enfouie en Catalogne Nord, mais aérienne en Catalogne Sud, énerve Francesc Xavier Quer, le président de l’Association des 62 Communes du Sud contre la THT, qui déclarait samedi « au sein de l’Union Européenne aussi il y a des citoyens de première et de deuxième catégorie », lors d’une assemblée générale à Girona. Les maires du Sud soulignent l’incohérence du projet global, mis en contraste avec les documents stratégiques de la Commission Européenne, et exigent l’enterrement total. Cette formule s’inspire de la décision rendue publique le 30 avril par Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Environnement, de prendre en considération les cinq ans de protestation nord-catalane et d’enfouir la ligne, de Baixas au Perthus. Un ministre qui étudie actuellement, avec les maires du département de la zone Sud-Manche et du département de la Mayenne, à l’Ouest du territoire français, un enfouissement de la ligne Contentin-Maine… ces éléments d’information, malgré le coût élevé de la THT nord-catalane, évalué à 400 millions, rendent manifeste des différences France/Espagne qui pourraient devenir caduques dans le cadre européen unique. Cet argument égalitaire pourrait être définitif pour la mobilisation citoyenne de Catalogne Sud, à l’approche du sommet franco-espagnol du 27 juin à Saragosse.

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