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La gestion de la ville de Saint-Cyprien avance vers l’impossible au fil des arrestations menées par vagues, depuis celle du maire, Jacques Bouille, le 17 décembre 2008. Le directeur de cabinet Rémi Bolte, qui a déclaré dès lundi devant un juge d’instructions à Perpignan, a été mis en examen hier soir, mais pas incarcéré, après avoir reconnu des déplacements visant à acquérir et à rapatrier des œuvres d’art, et un fonctionnement de pots-de-vin passible d’une inculpation pour « corruption active et passive ». Hier soir, le directeur général des services et de l’Etablissement Public Industriel et Commercial, Francis Montor, arrêté à 12h30, était encore en garde à vue. Alors que la justice certifie que les incendies du véhicule de l’adjoint Marc Blasco, mis en examen le 17 décembre, et d’un glacier ami, situé sur le port de la ville, sont le fait d’un même auteur, le climat se tend et la majorité municipale UMP présente ses premières fissures, certaines voix discrètes prônant une démission générale, tandis que le principal opposant, Thierry del Poso, du Nouveau Centre, signalait hier sur la chaîne France 3 Pays catalan un « trouble à l’ordre public » et une « situation ingérable ». De nouvelles arrestations sont attendues mais le maire par intérim Pierre Fontvielle, investi hier, garde la tête haute.

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