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La Clau : Lionel, parle-nous de ton ancien groupe, « Les Bellas »… D’où vient son nom ?

Lionel Laminana : « Depuis quelques mois, le groupe n’existe plus. Il était composé de 2 anciens de l’ancien gropupe Les Gardiens du Canigou et de deux copines. La parité homme-femme parfaite. Au sujet du nom, il s’agit bien sûr d’un clin d’œil à la mythique usine de poupées perpignanaise Bella, fermée en 1984. On cherchait quelque chose de pas trop classique dans l’imagerie rock, qui nous définisse aussi comme habitant de cette région. On jouait dans le style punk garage 60’s, on aime les Sonics, les compilations Back From. The Grave, les Cramps. Etc ».

Toi qui as aussi créé la boutique Vynil Maniac et qui bosses aujourd’hui à la FNAC, comment expliques-tu la permanence de cette scène à Perpignan, depuis 30 ans ?
« C’est vrai que les styles classiques anglo-saxons des années 60, Ska, Soul, garage punk, se sont toujours maintenus dans la région, grâce à des groupes, des soirées, des amateurs de disques vinyle et bien sûr des collectionneurs, des salles de concerts etc. Même si les tendances musicales plus récentes cohabitent et sont largement représentées ».

Tu penses que la région sédimente ou fossilise, en quelque sorte, la musique des décennies passées, plus qu’ailleurs ?
« Je pense, oui, de par l’éloignement de Paris, de Londres ou New-York, des lieux de décision du monde du spectacle, d’autres éléments culturels, mais c’est le sujet d’un bouquin entier. Il émerge ici depuis longtemps, plusieurs générations en fait, une envie forte de s’exprimer, de dire que l’on existe et que l’on est amateur de bonne musique. Ces sonorités 60’s sont des bases connues de tous les musiciens, elles ont crée une identité musicale locale qui s’impose en France à présent. Si l’on évoque Cali ou les Hushpuppies , les Sonic Chicken 4 ,à présent , Pascal Comelade , les 100 gammes de tête et j‘en oublie, pas mal de nos groupes figurent en bonne place chez les éditeurs et les promoteurs de spectacle. Nos particularités sont devenues une force. Perpignan est devenu un petit Boston ou Seattle, hauts lieux du punk rock aux Etats Unis, dont les histoires économiques et cultuelles on façonné la ville, comme Rennes, Bordeaux (Noir Désir), Saint Etienne (Mickey 3 D) en France .Je pense que l’aspect géographique joue un rôle important, la proximité de la mer, de la frontière .On se déplace depuis longtemps pour voir des concerts sur Barcelone et Toulouse aussi. Et n’oublions pas le côté festif des jeunes du coin. À chaque génération, ici, on aime s’amuser ».

Références album : Les Bellas – « Les Bellas » – 2005 – Profet records.

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