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La clau : Parle-moi un peu de la gestation de ce « petit »…
Davy Kilembe : C’est un album de 14 titres fait ici à la maison en mars 2007. Il y avait l’idée d’une coproduction avec un label indépendant mais c’est devenu inutile et le projet est devenu plus personnel. Au niveau des textes, qui priment, pour moi, il y a davantage de thèmes, et une approche plus citoyenne, mais pas directement politique, avec le poing levé car je préfère prendre un peu de distance. Côté musique, il y a la participation de Pascal Felices, le bassiste de Cali. J’ai utilisé un accordéon, quelques musiciens pour des cuivres, mais la plus grande partie a été cuisinée chez moi, ce qui donne une sincérité et une proximité qui me semblent intéressantes. J’écoute pas mal de musique africaine et j’ai utilisé des percussions de calebasse. En fait, je contrôle le truc au maximum.

J’imagine que tu as cherché un éditeur…
J’ai essayé, bien sûr, j’ai quelques contacts et des accroches positives mais le contexte reste difficile. Souvent les directeurs de label rendent leurs contrats à plus d’un tiers de leurs artistes ! Et si les grosses radios refusent la diffusion du single extrait du CD, l’album est condamné… Côté production, j’aimerais bénéficier du savoir-faire d’un pro de l’arrangement et de la réalisation, mais c’est une question d’argent.

Ton agenda-concerts est garni pour l’été ?
Oui, il y a pas mal de dates, de bons moments à venir… On entend dire que la scène se porte bien mieux que le disque, mais, en France, la scène se restreint aussi, par manque de lieux et d’initiatives musicales. Pour moi, ça roule, je fais vivre mon projet solo depuis 7 ans.

Ton regard sur la nouvelle scène française ?
Nouvelle ? Pas tant que ça. Pour moi, la vraie nouvelle génération en France, c’était celle juste avant, les Arthur H, les Thomas Fersen. On sentait une grande créativité. Sinon, bien sûr, il y a des trucs excellents dans la France métissée, avec Tété, Kamini, Diam’s, le slam d’Abdel Malick…

Internet est vraiment un canal intéressant pour les artistes ?
Évidemment, c’est super d’avoir un contact direct avec les gens qui m’écrive par le biais de Myspace, qui ont écouté un titre sur ma page où qui sont venus à un concert.

On télécharge à mort… C’est la mort du disque ?
Au moment de la commercialisation du CD dans les années 1980, un informaticien américain est venu voir les grands industriels en leur disant que le MP3 serait le format du futur. Ils on refusé d’acheter la licence. Alors, pour l’instant, c’est foutu et je ne crois pas à régulation du téléchargement. On en reparlera au prochain format.

Retrouvez l’artiste sur : http://www.myspace.com/davykilembe

Références album : Davy Kilembe, « Le Petit » – autoproduction – Discribution FNAC.

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