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Près de 600 passagers d’un train de nuit, qui avait quitté la gare de Strasbourg dimanche soir, à destination de Port-Bou, ont vécu un cauchemar inédit. Leur voyage, de 11h en théorie, a exigé 24 heures de temps, en raison d’une « succession exceptionnelle d’incidents », selon un communiqué de la SNCF. Alors qu’une quarantaine de passagers sont descendus à Perpignan à 21h52, une petite dizaine, qui souhaitait rejoindre le terminus, a atteint Cerbère et Port-Bou après 22h, acheminée en autobus par la SNCF. Ce naufrage, débuté au lendemain de Noël, a été provoqué par un arrêt forcé dans la ville de Belfort, où était attendu le relais d’un conducteur, manifestement absent. Lors de cette nuit sur place, forcée par les faits, trois passagers alcoolisés ont importuné les autres, avant d’être éjectés par les forces de police. Parti de Belfort à 8h, le train a été immobilisé plus de trois heures en gare de Tournus, dans le département de Saône-et-Loire, en raison d’une panne de locomotive, assortie d’une absence de chauffage et d’éclairage. Alors que plusieurs passagers approchaient la crise de nerf, le convoi a atteint Lyon à 18h00, avant un transfert des occupants dans un TGV spécial, vers Port-Bou. D’après la ministre de l’Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, cette accumulation de retards « paraît hallucinant ». La SNCF s’est engagée à offrir un aller/retour gratuit à chacun des voyageurs pénalisés.

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