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Le projet Aqua Domitia, relancé en 2005 par l’ancien président de la Région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, pénètre timidement le Roussillon. En novembre 2011, un débat public a comporté une étape à Perpignan, salle des Libertés, mais le prolongement du réseau hydraulique languedocien en Pays Catalan reste une hypothèse. Celui-ci doit comporter 130 km de tubes de fonte d’un diamètre moyen de 1,6 m, dont l’installation, promue par l’institution régionale, reçoit le soutien de l’État et des Départements traversés, dont l’Hérault et l’Aude. Techniquement, ce projet est porté par la Compagnie Nationale Aménagement Région Bas Rhône Languedoc (BRL), concessionnaire du réseau, qui assurait la Commission nationale du débat public, en avril 2012, de « l’opportunité du projet », apte à sécuriser « les territoires entre Montpellier et Narbonne ». Or, la Catalogne autonome réclame, bien qu’irrégulièrement, cette eau précieuse. Dans une configuration internationale, Aqua Domitia, qui a fait l’objet d’une résolution du Parlement Européen, sans soutien financier de l’Union, renforcerait les « réseaux transeuropéens » cités dans le traité d’Amsterdam. Sur ce schéma possible, la plaine du Roussillon, qui n’est pas visée, ou pas encore, serait-elle simplement traversée par… lire la suite

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