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Une étude très officielle livrée par le Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique espagnol rend compte d’une réalité surprenante qui tend à révéler un mode de vie des plus toxicomanes à Barcelone. L’air de la capitale catalane présente en effet plusieurs drogues en état de suspension, parmi lesquelles de la cocaïne, selon une analyse, effectuée à la fin du printemps, sur la base des données habituellement collectées dans le cadre des contrôles de qualité de l’air en milieu urbain. Le magazine scientifique Analytical Chemistry, qui publie l’ensemble de l’étude, décompose les particules flottantes à Barcelone en cinq classes de drogues, dont des opiacés divers, des amphétamines, et, de manière plus prévisible, du cannabis. Les résultats, qui n’ont pas de valeur globale pour la ville en raison de la captation données localisée sur un seul secteur, révèlent la présence de cocaïne et de métabolites dans une quantité de 29 a 850 pico-grammes par mètre cube d’air. Cette proportion, imperceptible par l’être humain, équivaut à celle de certains métaux lourds, comme le cadmium, fréquent dans les atmosphères contaminées.

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