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La Clau
Christian Bourquin condamné à 5000 euros d’amende pour le « chèque du PS »
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A deux jours de son accession à la présidence de la Région Languedoc-Roussillon suite au décès de Georges Frêche, Christian Bourquin fait face à un avatar judiciaire. Ce lundi, l’actuel président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales et vice-président de l’institution régionale a été condamné par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à une amende de 5000 euros. Cette mesure concerne une affaire de minoration de comptes de campagne électorale qui remonte aux élections cantonales de 2001 en Pays Catalan. La justice provençale n’a retenu aucune peine d’emprisonnement à l’endroit de l’homme fort du PS catalan, bien que sans étiquette depuis février dernier. En janvier 2009, la même cour d’appel avait requis trois mois de prison et 5000 euros d’amende au motif d’une « minoration de comptes de campagnes et complicité de faux ». L’affaire a ainsi été rejugée car cette décision a été cassée par la Cour de cassation. Le 14 septembre dernier, M. Bourquin a donné, une nouvelle fois, sa version au sujet d’un chèque de 55.000 francs, soit 8400 euros, remis en 2001 à la fédération catalane du Parti Socialiste. En audience, Il a justifié la somme engagé au titre d’un simple don personnel effectué à la fédération. L’ambiguité de cette générosité reposait sur la possible rémunération dissimulée d’un chauffeur, au service du parti lors des élections cantonales. L’absence de cette somme sur les comptes de campagne de M. Bourquin aurait alors permis une certaine marge financière.

Cette affaire avait été dépaysée en octobre 2007 face au tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence qui avait condamné M. Bourquin à trois mois de prison avec sursis et un euro symbolique. Ce dernier avait fait appel, mais une confirmation endurcie était survenue en janvier 2009. La partie civile avait alors jugé que M. Bourquin avait déposé des comptes de campagne délibérément minorés. L’avocat général, en accord avec cette version, avait requis 3 mois de prison après avoir démontré que l’attestation de don était un faux. Pour l’avocat perpignanais Etienne Nicolau, chargé de la défense de M. Bourquin, la justice a été instrumentalisée pour « détruire la carrière » du futur président régional, désormais considéré comme proche de la secrétaire générale du PS, Martine Aubry. Christian Bourquin est concerné par une autre affaire qui le lie à l’agence de communication Sens Inédit, pour laquelle il a été mis en examen en juin 2008. L’agence en question travaille depuis longtemps pour le compte de la Région Languedoc-Roussillon.

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