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La mort d’un homme de 50 ans, dont le cadavre a été retrouvé lundi dans un placard de l’hôtel Charlemagne de la commune d’Argelès, est bien due à un meurtre, comme la gendarmerie le supposait dès l’origine. L’autopsie, effectuée à Montpellier, révèle la présence de traces à la tête et aux mains de la victime, mais écarte tout usage d’arme blanche ou arme à feu. Le défunt, dont l’identité s’avère difficile à établir, a été sommairement enveloppée dans une couverture, il y a plusieurs jours voire plusieurs semaines, avant d’être placé dans un vulgaire placard de l’établissement, désert la plupart de l’année, car reconverti en centre d’accueil pour classes vertes. Une information judiciaire pour « homicide volontaire » est désormais ouverte contre X, mais la section de recherches de la gendarmerie de Montpellier, à laquelle l’enquête a été confiée, n’a pas la tâche facile. En effet, l’identification ne sera qu’un préalable. Une fois connus le nom, l’origine et les raisons de la présence de la victime dans l’hôtel, où elle a pu résider, ou être transportée, restera à définir l’identité du meurtrier. Au passage, la sollicitation de moyens désormais exclusivement languedociens, dans le cadre de cette sordide affaire, interroge sur les ressources disponibles dans les Pyrénées-Orientales.

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