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Les conséquences de la fulgurante tempête qui a affecté la côte catalane, le 26 décembre 2008, occasionnant des dégâts imposants dans la commune de Cerbère, dureront plus que prévu. En effet, le décret de catastrophe naturelle attendu de l’Etat, ouvrant droit à une indemnisation intégrale de Cerbère, a été demandé dès le 27 décembre par le catalan Serge Pallarès, président de la Fédération française des Ports de Plaisance, en accord avec la préfecture des Pyrénées-Orientales, mais ne sera publié que cette semaine. Face à la menace économique, Cerbère, dont l’orientation touristique est le dernier ressort face au démantèlement progressif de ses activités ferroviaires, qui a adopté récemment un arrêté d’interdiction d’amarrage et de mouillage des bateaux, s’apprête à passer une saison d’été douloureuse. En effet, la destruction totale de sa digue par la llevantada empêche le stationnement d’embarcations et rend sa plage moins hospitalière. Selon la mairie, le chantier de reconstruction du quai et des installations attenantes, attendu pour le mois d’octobre, atteindra 9 millions d’euros, tandis que la nouvelle version de la digue, étudiée pour résister aux assauts de la mer sous l’effet du vent d’Est, coûtera 4,2 millions.

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