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L’affaire impliquant cinq personnes, dont le maire de Saint Cyprien, Jacques Bouille, 62 ans, incarcéré hier soir peu avant 21h au centre pénitentiaire de Perpignan pour « prise illégale d’intérêts et corruption », révèle un manège surprenant au sein d’un groupe réduit, le pôle muséal « Les Collections de Saint Cyprien », point fort de la ville depuis 1972, se situant hors de cause. De source judiciaire, l’épouse du maire Marie-Antoinette Bouille et l’adjoint Marc Blasco ont été mis en examen hier à Perpignan pour « complicité et recel », tandis que le promoteur immobilier Christine Patural et le patron électricien Eric Hernandez l’étaient pour « corruption active, blanchiment et entrave à la manifestation de la vérité ». Ces quatre personnes de l’entourage du maire ont été laissées hier soir en liberté sous contrôle judiciaire. Fait accablant, Jacques Bouille voit peser sur lui une « entrave à la manifestation de la vérité » et une « subornation de témoins » car il aurait tenté de fournir à ses amis, clés en mains, une version amoindrie des faits. En guise de frivolité, le maire et Conseiller général de la Côte radieuse a facturé à sa commune 28.000 euros de déplacements en taxi, dont un aller-retour à Cannes pour acquérir un bijou offert à sa femme.

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