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La Clau
6 journalistes catalans enlevés et 4 autres agressés dans le chaos du Caire
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Ce jeudi, une équipe de la télévision publique catalane TV3 a disparu, avant de réapparaître, au milieu du chaos égyptien. Pendant plusieurs heures, une équipe de l’émission de reportages « 30 minutes » a été retenue par la police, avec plusieurs dizaines d’autres journalistes internationaux. Dans une ambiance de confusion, le régime égyptien s’emploie en effet à compliquer la tâche de nombreux professionnels, parmi lesquels 6 journalistes, employés de Télévision de Catalogne. Peu après avoir atterri ce jeudi matin au Caire, l’équipe a été arrêtée alors qu’elle filmait des scènes du mouvement social actuel, depuis une terrasse. Une patrouille de la police égyptienne, qui a aperçu les journalistes catalans, les a aussitôt contraints à pénétrer dans des véhicules militaires, avant de les transporter, les yeux bandés, vers des locaux gouvernementaux. Vers 20h, à l’issue de 5 heures d’inquiétude, le groupe a été accompagné vers un hôtel exclusivement occupé par des reporters de presse internationaux. Ce jeudi après-midi, ce même hôtel a été la cible d’une tentative d’attaque de la part de partisans d’Hosni Mubarak.

Lors d’une intervention en direct sur la chaîne 100% info 3/24, le rédacteur en chef du groupe catalan, Eduard Sanjuan, a décrit le procédé employé par les hommes du régime égyptien, qui ont obligé de nombreux autres journalistes étrangers à garder les yeux couverts. Selon les premières conclusions établies par les rédactions, les professionnels de la presse, avoir été soupçonnés d’espionnage, ont bien été libérés, mais placés sous contrôle des autorités. L’action diplomatique déployée depuis Barcelone peut avoir influencé l’heureux dénouement de ce bref épisode, qui n’a pas manqué d’émouvoir la Catalogne. Selon les informations disponibles ce jeudi soir, l’hôtel de destination des journalistes devrait être utilisé comme lieu stable, car les téméraires qui ont tenté d’en sortir s’exposent à toutes sortes de dangers. Par eux, le journaliste Joan Roura, envoyé spécial de la rédaction de TV3, indépendamment du premier groupe, a été agressé en direct dans la soirée, alors qu’il intervenait depuis la place Tarhir du Caire. Par ailleurs, un envoyés spécial de la radio catalane RAC1 et deux envoyés spéciaux du journal La Vanguardia ont également l’objet d’agressions, parfois assorties d’insultes et de vols de matériel.

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