Langue

Comme signalé par nos soins le 31 mars, l’entrée en service de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) de Perpignan à Barcelone, sur l’axe Paris-Madrid, sans changement de train à Figueres, est reportée pour raison de langage technique. Mais une information répandue le 14 avril à Barcelone indique que le problème identifié, qui concerne les systèmes de sécurité européens ERTMS, est linguistique. En effet, les TGV ne savent pas lire les balises et signaux présents sur la LGV entre Figueres et Barcelone. En revanche, en sens inverse, les AVE ont été adaptés à la langue française et peuvent théoriquement circuler jusqu’à Paris. Il s’agit ainsi d’une réticence à adapter les TGV à ce procédé, assortie d’une volonté d’extension de l’usage du français en Espagne.

L’Espagne, vexée par la France

La réticence linguistique française n’est pas le seul écueil au dossier, car la SNCF a exprimé ces derniers mois une envie, tenue pour certaine en territoire espagnol, d’opérer sur le réseau espagnol. La société nationale française caresse l’idée d’affréter des trains sur l’axe Barcelone-Madrid et dans la banlieue de Barcelone, à la faveur de la libéralisation du marché prévue le 1er juillet en Espagne. Mais elle n’associe pas son homologue espagnole, la Renfe, à cette conquête en vue, ce qui vexerait l’Etat espagnol, qui durcirait les conditions d’introduction sur son réseau et provoquerait au passage un retard dans l’homologation des TGV en Espagne.

Les AVE Figueres-Barcelone plafonnent à 202/km

La grande vitesse fonctionne depuis le 8 janvier entre Figueres et Séville, sans la rapidité habituelle jusqu’à Barcelone. En cause, le manque de tension électrique sur l’axe Figueres-Barcelone, dû à l’absence de ligne à Très Haute Tension (THT) proche des voies. Le 10 avril, le ministre-conseiller du Territoire du gouvernement catalan, Santi Vila, révélait ce manque d’énergie, qui limite la vitesse des AVE à 202 km/h, dont la vitesse optimale de 310 km/h voire 350 km/h dépend de la finalisation, fin 2014, de la THT entre Baixàs, en Plaine du Roussillon, et Sentmenat, dans la province de Barcelone. Actuellement, dans la partie Nord du tronçon Perpignan-Barcelone, l’alimentation est issue de deux générateurs électriques provisoires fournis par la société TP Ferro, concessionnaire du tronçon Perpignan-Figueres.

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