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Le drame environnemental de Fukushima a incité la Commission européenne, dès le mois de mai 2011, à encourager une série de tests des 143 réacteurs nucléaires de l’Union européenne. Cette vaste opération permet d’évaluer les risques naturels ou d’origine humaine, c’est-à-dire liés à des catastrophes aériennes et des attaques terroristes. Les trois réacteurs nucléaires de Catalogne, présents dans les communes d’Ascó et Vandellós, dans la province de Tarragona, font ainsi l’objet d’un apport de 100 millions d’euros inclus dans ce « Plan Fukushima ». L’ensemble des tests est confié à l’Association Nucléaire Ascó-Vandellòs (ANAV), qui doit identifier, jusqu’en 2016, tout dysfonctionnement ou toute faille des systèmes. La priorité est la dotation prochaine de générateurs d’électricité portables capables de produire de l’énergie en cas d’urgence nucléaire sur les deux sites.

Stockage de déchets nucléaires, à partir de début 2013

En marge de ce plan de prévention, un centre de déchets nucléaires fonctionnera à partir du premier trimestre 2013 à Ascó. Ce « Magasin temporaire individualisé » (MTI), selon la législation espagnole, disposera de deux plateformes d’accueil de matière, de 16 conteneurs chacune. Cette formule est adoptée pour la première fois sous les latitudes catalanes, où les déchets produits dans le territoire sont immergés dans des piscines spéciales, ou acheminés vers d’autres sites de production d’énergie nucléaire. Ce MTI restera en service au moins jusqu’en 2024, simultanément à l’échéance de l’autorisation d’exploitation de la centrale d’Ascó. Actuellement, les deux sites nucléaires catalans emploient 2478 personnes, dont 300 jeunes recrues intégrées depuis 2008 pour faire face, dans une optique de sécurité accrue, à l’avancée en âge des équipes.

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