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Les fortes températures du début d’année à Perpignan, démontrées par les 24,2° relevés le 7 janvier à 13h20 dans le quartier du Moulin à Vent, ne sont pas nécessairement une bonne nouvelle. Cette performance qui a ravi le secteur touristique du Roussillon a précédé une chute de 8° observée dès 14h20, tandis que le taux de l’humidité de l’air passait de 21% à 60%. Le 6 janvier, Perpignan battait son record de température minimale, avec 14,2° le matin et 21,9° l’après-midi, tandis que la commune d’Eus, face au Canigou, affichait 26,3°. Sans exception historique, car des températures proches ont été enregistrées en 1932 et 1968, cet épisode peut illustrer localement la problématique mondiale du réchauffement climatique.

Impact climatique avéré dans « certaines parties de l’Europe »

Au-delà d’une perception positive, la multiplication des performances thermiques du Pays Catalan, dont les 32,3° du 9 avril 2011, présente les caractéristiques du constat mondial de la multiplication par cinq des records de chaleur. En effet, la tendance lourde d’un réchauffement climatique auquel n’échappe désormais plus aucune région du monde est le sujet d’une étude présentée le 11 janvier par une équipe de chercheurs de l’Institut de l’Impact Climatique de Postdam et de l’Université Complutense de Madrid. Ces travaux, publiés par la revue scientifique américaine Climatic Change, rattachée à la Nasa, indiquent « cinq fois plus de mois avec des records de température constatés que cela aurait été le cas sans le réchauffement climatique ». Aucune certitude n’est affichée concernant les Pyrénées-Orientales, mais, dans « certaines parties de l’Europe, d’Afrique et d’Asie du sud, le nombre de mois records a même été multiplié par dix ».

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