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Pour la première fois, un « comité de pilotage transfrontalier » concernant du bétail est instauré dans les Pyrénées-Orientales. Ce dispositif sera présenté ce mardi 19 janvier par la préfète Josiane Chevalier et le sous-délégué du gouvernement espagnol à Girona, Juan Manuel Sánchez-Bustamante y de la Herran. Les autorités françaises et espagnoles collaborent, sur le même principe que les contrôles de police et de douane rétablis au Perthus à l’occasion de la COP 21. La préfecture de Perpignan nous signale une « valorisation des ressources bovines du Massif des Albères », au sujet de la race « Albera », appellé aussi « massanesa » et « fagina ». Cette espèce du pays sera la bénéficiaire d’un programme de d’organisation de l’élevage et de soutien aux stratégies économiques des éleveurs. Le but est aussi de stopper la divagation des certaines vaches Albera non identifiées, étrangères à la frontière, dont elles ont précédé la création il y a plus de trois siècles. Ce projet est guidé par le pays Pyrénées-Méditerranée, qui siège à Céret, avec un possible soutien du programme européen POCTEFA.

Caprices des vaches et caprices des hommes

Le destin désormais réservé aux vaches des Albères peut surprendre, car cette race autochtone a fait l’objet d’abattages préfectoraux en 2009, tout en étant protégée en Catalogne du Sud. En 2010, plusieurs spécimens de cet animal vigoureux ont attaqué des promeneurs, puis une étude universitaire démontrait leur utilité en matière de prévention contre les incendies. Actuellement, la race Albera est représentée par 400 vaches.

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