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Parmi les plantes invasives présentes en Pays Catalan figure le Séneçon du Cap, « senecio inaequidens » en latin. Pour lutter contre cette espèce invasive, la réserve naturelle de Mantet propose une journée d’arrachage. Les volontaires devront se présenter le 28 août dès 8h30 à la Maison de la Nature, pour participer à l’éradication de cette plante relativement esthétique. Ses graines ont voyagé dans la laine des moutons importés d’Afrique du Sud. Son invasion semble avoir débuté entre 1934 et 1936 au départ de centres de traitement de la laine, particulièrement dans la ville languedocienne de Mazamet.

Une plante qui standardise la campagne

La présence du séneçon du Cap est devenue habituelle sur la Côte vermeille, en plaine du Roussillon, en Conflent ou en Vallespir. Cette plante formant une touffe arrondie, pouvant atteindre jusqu’à 110 cm de haut, possède de belles fleurs jaunes très lumineuses. Elle résiste aux intempéries, fleurit presque toute l’année et constitue une tentation en matière de décoration. Mais elle est envahissante et agressive car ses fruits, les « akènes », facilitent sa dispersion. Chaque pied peut en produire de 10 000 à 30 000 par an, disséminés par le vent et poussant sur tout type de sol. Le séneçon du Cap, qui résiste bien aux incendies, appauvrit et d’uniformiser la flore des campagnes, tout en dégradant les pâturages. Son arrachage est une action pour la biodiversité.

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