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Le gigantesque incendie déclenché le 22 juillet 2012 dans la région de l’Alt Empordà, mitoyenne du Roussillon, a provoqué 143 millions d’euros de dégâts sur des forêts, champs et pâtures. Une évaluation définitive communiquée le 20 mai par le gouvernement catalan chiffre à 94 millions les pertes occasionnées sur les ressources en liège, le bois de chauffage, les pommes de pin et les zones affectées aux troupeaux. En effet, en contraste avec le Roussillon, dans la région de Figueres, l’entretien permanent du patrimoine naturel permet l’exploitation d’un gisement économique moderne. Les 49 millions d’euros restants sont imputables aux pertes environnementales, auxquelles seul le temps, donnant la possibilité à la nature de reprendre ses droits, est la solution.

Le ministre-conseiller de l’Agriculture catalan : « plus jamais ça »

Ce 20 mai, en visite de terrain, de la commune de La Jonquera à celle de Darnius, durement touchées par le sinistre, le conseiller de l’Agriculture du gouvernement catalan, Josep Maria Pelegrí, a évoqué une situation « irrémédiable », mais a lancé un message d’espoir. Selon lui, le drame de 2012 et la réparation actuelle sont utiles, car ils permettront que cette situation « ne se reproduise plus ». Ce dommage à l’environnement de la province de Girona, qui porte sur 10.500 hectares, fait ainsi l’objet d’un plan de 3,6 millions d’euros financé par les gouvernements catalan et espagnol afin de rétablir les paysages malmenés et les activités pastorales et agricoles dédiées. Le nettoyage de 140 km de chemins forestiers est lancé, associé à l’évacuation du bois calciné, tandis que 10 millions d’arbres seront progressivement plantés d’ici 2015, dans une région où la verdure revient, grâce aux conditions climatiques de l’automne 2012 et du printemps 2013.