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La Clau
La surchauffe de l’eau de mer peut bouleverser l’écosystème en Roussillon
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La canicule survenue dès le début officiel de l’été, puis dans les journées qui ont suivi, a accompagné un réchauffement exceptionnel de l’eau de mer. Ce phénomène rare a produit des températures de 24° à 25° dans les eaux de la côte catalane, du Barcarès à Cerbère, mais jusqu’à 27° en Corse. L’été 2018, l’eau de mer avait même atteint 29,9° à Pollença, au Nord de l’île baléare de Mallorca. Lors de l’épisode caniculaire de 2003, la température de l’eau de mer n’avait pas été aussi haute. Selon Météo France, les températures relevées en ce mois de juillet en Méditerranée sont de 3,5 à 5,5° supérieures à la moyenne. Cette anomalie correspondant à une fin de saison estivale, peut participer d’un certain confort touristique qui rapprocherait Collioure et Banyuls de Zanzibar ou de Bali. Mais cette évolution n’est pas une bonne nouvelle pour la nature.

Le bouleversement de l’écosystème attire de nouveaux poissons

L’apparition de méduses et d’algues filamenteuses sont des signaux de températures élevées, tout comme le développement de bactéries, à condition que celles-ci préexistent au phénomène caniculaire. Les menaces sur l’écosystème sont peu visibles, mais elles concernent la faune et la flore sous-marine. Ainsi, les coraux et les gorgones, habitants de certains poissons, sont en souffrance au-dessus de 25°. Les herbiers de posidonie sont épargnés, mais auraient du mal à survivre au delà de 31 à 32°. A long terme, si les fortes températures devenaient permanentes, les remontées d’eau de profondeur, qui apportent les sels naturels au phytoplancton, seraient impossibles. L’ensemble de la chaîne alimentaire aquatique serait alors menacée, tandis que la faune et la flore évolueraient . On peut désormais rencontrer en Méditerranée des poissons-lapins et des poissons-flûtes, venus de la mer rouge, mais aucune espèce dangereuse n’a été identifiée.

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