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La Commission européenne a vivement recommandé au 27 Etats de l’Union, le 4 octobre 2012, d’améliorer la sécurité des leurs parcs de centrales nucléaires. Cette mesure de précaution, provoquée par la détection de plusieurs carences concernant certains standards de sécurité, devrait entraîner un investissement de plusieurs millions d’euros.Les deux centrales nucléaires catalanes, situées dans les communes d’Ascó et Vandellós, au Sud de la ville de Tarragona, sont ainsi contraintes à effectuer des améliorations. Ces deux sites, à 250 km de Perpignan, sont questionnés pour leur capacité à surmonter des accidents graves. Concrètement, les critères retenus à leur encontre sont l’efficacité de leurs systèmes de filtration, de ventilation et de contention, ainsi que leur capacité de prévention face à d’éventuelles explosions d’hydrogène ou autres combustibles gazeux.

Une évaluation prévue en 2014

Le respect de cette prérogative européenne appartient exclusivement aux Etats, qui sont invités à agir dans des délais relativement brefs. Une commission de suivi est ainsi en charge d’effectuer un état des lieux en 2014, afin d’évaluer les avancées accomplies. Cette exigence ne contient aucun caractère alarmiste, selon le commissaire européen de l’Energie, Günther Oettinger, qui estime que « dans l’ensemble, le degré de sécurité de nos centrales au sein de l’Union européenne est satisfaisant ». Cependant, l’opération de contrôle généralisé est une conséquence directe de la catastrophe de Fukushima, survenue en mars 2011.

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