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Les pluies abondantes des dernières semaines dans les Pyrénées-Orientales devraient permettre d’aborder la saison estivale, exposée à une forte consommation d’eau, à l’abri du besoin. Le dernier pointage du Syndicat pour la protection et la gestion des nappes de la Plaine du Roussillon (SPGNPR), établi au 1er mai, présente une synthèse pluviométrique avantageuse, illustrée par un excellent cumul de précipitations mensuelles, évalué par la station météorologique de l’aéroport de Perpignan. Les faibles précipitations de la période située entre novembre 2012 et février 2013 ont été suivie de pluies « importantes ces deux derniers mois », notamment en mars, débouchant sur un cumul de précipitations supérieur de 14,4 % à la moyenne interannuelle, alors qu’au 1er mars il était déficitaire, à hauteur de 10,4 %.

Les nappes phréatiques du quaternaire sont rechargées

La synthèse de la situation des nappes phréatiques du Roussillon indique une fin d’hiver qui a « considérablement » rechargé les nappes du quaternaire, vieilles de 1,65 million d’années. Le mois avril a profité surtout aux piézomètres des secteurs de Millas et Saint-Hippolyte, au Nord, qui présentent une moyenne supérieure à celle des dernières années. En revanche, le secteur proche du Barcarès ainsi que les communes d’Ortaffa et Alénya, au Sud, ont moins profité de cette abondance.

Les nappes du pliocène, plus vieilles, en souffrance

Sur le même périmètre d’étude, les nappes datant du pliocène, datant de 3 à 5 millions d’années, contiennent des niveaux piézométriques « plus bas comparés aux valeurs d’il y a 20 ans », d’après le rapport du SPGNPR. En effet, les précipitations de mars ont rehaussé les niveaux en eau, qui ont commencé à se stabiliser et à s’amoindrir en avril. Les niveaux de « hautes eaux annuelles ont été atteints » et approchent les valeurs de la fin du printemps 2012.