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Pour anticiper la protection contre les inondations, la préfecture des Pyrénées-Orientales a mené une simulation en conditions réelles, lundi 25 novembre dans les communes de Bages et Montescot. Les Plans Communaux de Sauvegarde (PCS) des deux localités ont été testés, afin de protéger le secteur, qui regroupe plus de 6.000 habitants, une trentaine d’entreprises physiques et une douzaine d’établissements recevant du public, dont quatre écoles comportant 500 élèves au total. Le PCS, destiné à agir sur l’immédiat dans l’attente de secours extérieurs, fixe l’organisation nécessaire à la diffusion de l’alerte et des consignes de sécurité. Il liste les moyens en ravitaillement et en hébergement protégé, tout en prévoyant un soutien aux sinistrés. Cette disposition doit être efficace en cas de catastrophe naturelle liée au climat, notamment lors d’une llevantada, ou coup d’Est, ou encore « épisode méditerranéen ».

« Renforcer la culture du risque »

L’exercice du 25 novembre doit « renforcer la culture du risque », estiment les services de l’Etat. Le scénario, élaboré par le Syndicat mixte des bassins versants du Réart, de ses affluents et de l’étang de Canet Saint-Nazaire (SMBVR), a débuté par une fausse alerte orange en raison d’un coup d’Est. Cette séquence météorologique de plus de 72 heures a comporté des pluies torrentielles provoquant une alerte rouge. Cette fiction réaliste s’est illustrée par un débordement de l’agulla de la mar, la coupure de plusieurs routes, l’inondation de l’école de Montescot et la rupture d’une digue. Bages et Montescot ont alors mis en place un poste de commandement communal et les deux maires ont dirigé les secours.

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