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Un test pilote fondé sur une méthode vieille de plusieurs siècles a été lancé à Barcelone ce mercredi 6 avril. La Ville a lancé une opération de lutte contre les incendies afin d’éviter les sinistres dans les montagnes de Collserola. Cette initiative est réalisée grâce à un troupeau de 210 moutons et 80 chèvres, qui paissent sur la montagne de la ville et vont s’alimenter par eux-mêmes avec la végétation locale. Leur présence préviendra les accidents en période de chaleur ou de sécheresse, notamment en saison estivale.

Un projet à agrandir

L’objectif de cette stratégie est de contribuer à la maîtrise du risque d’incendies car, car le pâturage permet d’éliminer l’herbes des sous-bois, fortement inflammable en période critique. Le conseiller municipal délégué à l’Urgence climatique et de la Transition écologique, Eloi Badia, explique que le pâturage est l’un des meilleurs mécanismes de prévention des risques, de sorte que la réussite de ce test ouvrirait la voie vers une consolidation et un développement de cette introduction d’animaux d’élevage en milieu urbain. M. Badia souligne qu’il ne s’agit pas du premier troupeau présent sur la montagne de Collserola, partagée par plusieurs communes, mais qu’il s’agit bien du premier installé proprement à Barcelone. En effet, il existe déjà deux troupeaux dans le périmètre des villes du Papiol, Montcada et Sant Feliu de Llobregat, toutes trois incluses dans le schéma directeur de Collserola, un dispositif intercommunal qui prévoit de nouveaux usages et outils qui encouragent le pâturage extensif, afin de participer à la prévention des incendies.

Un système entièrement payé par la mairie

Le conseiller Badia a précisé que le décret municipal barcelonais qui régit cet essai interdit le pâturage en tant qu’activité économique. Selon lui, cette restriction n’interfère pas avec le schéma directeur, car l’objectif n’est pas l’activité économique reposant sur l’élevage ou la commercialisation de produits issus de l’activité déployée, mais uniquement la réduction des risques de feux forêt. L’élu souligne que ce service est financé par la mairie.

Deux bergers et trois chiens

En ce qui concerne la coexistence des moutons et des chèvres avec l’environnement, comme les cyclistes ou les sangliers, E. Badia précise que trois chiens et deux bergers sont inclus dans cette opération. « Nous sommes dans un parc naturel à forte fréquentation, nous devons être attentifs aux itinéraires empruntés par les bêtes, comment les usages territoriaux vont se structurer », détaille lme conseiller municipal. Celui-ci rappelle qu’il ne s’agissait pas de la première expérience à Collserola et souligne que celles qui ont déjà été réalisées ont toutes donné de bons résultats. En ce sens, il se déclare optimiste et confiant que si l’idée fonctionne, elle pourra être consolidée et améliorée sur les aspects qui s’avéreront prioritaires. Un suivi municipal est prévu autour de cette mesure dont tout porte à croire qu’elle sera pertinente sur le long terme.

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